Reste à trouver un hôtel. On demande le centre du village, il n'y en a pas. On demande un hôtel mais celui qu'on nous indique est fermé. Il fait toujours aussi chaud, on a qu'une envie, prendre une douche froide !
On marche sous la chaleur, on cherche... 1er arrêt : une posada (une famille qui transforme une partie de sa maison en hôtel). Beaucoup trop cher pour nous ! Plus cher qu'en Argentine, c'est dire !
Malheureusement, on se rend compte que les prix pratiqués dans ce village sont tous les mêmes. On finit donc pas capituler dans une posada plutôt sympa, avec clim, chambre double, tv, petit-déj inclus et internet. Par contre, pas de cuisine, pas de magasins alimentaires, et... pas vraiment de restau. Ça va être compliqué !
On apprend finalement qu'il y a 2 restaurants, tout près des ruines jésuites. N'ayant donc pas le choix, ce soir, ce sera restau !
Pourquoi est-ce si cher ici ? Parce que Trinidad n'est pas vraiment un village à proprement parler. Disons qu'il y a quelques hôtels et quelques boutiques qui se sont montées autour des missions Jésuites qui sont l'attrait touristiques de cette région du Paraguay.
On voulait rester là quelques jours pour la tranquillité et on va être servi question tranquillité!
Mais passons. Nous voulons aller voir en premier la mission de Jésus de Tavarangüé, à 10 km de là. On se rend à l'arrêt de bus et on attend. On attend... presque 1h sans résultat ! Jusqu'à ce qu'un chauffeur de taxi nous apprenne que le dernier bus passe à 16h30 (il était 15h30) et que c'est le dernier, il ne revient pas à Trinidad ensuite.
Pas très pratique tout ça ! Pour un lieu qui se veut touristique, c'est pas le top.
Comment faire ? Y aller en taxi ou attendre demain matin.
On décide donc d'y aller demain matin, « à la fraîche ».
Pour le moment, direction la mission de Trinidad del Parana, pas très loin de notre hôtel.
On n'est pas déçu. La journée peut enfin commencer !
La Santisima Trinidad del Parana est encore mieux préservée que San Ignacio, qui est pourtant la plus jolie des missions jésuites Argentines.
Refondée sur ce site assez tardivement (1712), elle ne compta jamais plus de 2 700 habitants malgré l'ampleur du site. La seule plaza est spectaculaire : 150 mètres de côté sur 130 mètres, que bordent les vestiges en arcades des maisons guaranis. Côté Sud, la cathédrale (1745) a conservé une partie de ses murs, les 2 beaux porches des sacristies et une foultitude de sculptures baroques mâtiné d'influences indiennes. La chaire de pierre est splendide. Sous le chœur, on peut visiter une minuscule crypte.
Le site est grandiose. On imagine bien comment était la vie avant.