Satisfait de notre créativité photographique, on reprend la route.
Arrêt suivant : le 1er hôtel de sel de la région. On n'a pas pu déterminer s'il était encore occupé ou non. Rien d'exceptionnel ici si ce n'est un champs de drapeaux du monde (on n'a pas trouvé la France mais la Bretagne!) et quelques occasions supplémentaires de faire des photos rigolotes. (photos 1,2 et 3)
On continue vers Los Ojos de Agua. Pour faire simple, ce sont de grandes flaques d'eau qui
semblent bouillir. Pourtant l'eau n'est pas chaude et il n'y a pas de poissons qui pètent en dessous.
Quel est ce phénomène ? De l'air. C'est de l'air qui est expulsé et la pression crée ces bulles. D'après notre guide, ces eaux salées et très riches en minéraux auraient des vertus thérapeutiques. Ce qui est impressionnant c'est de savoir qu'entre les couches de sel, il y a de l'eau. (photos 4,5 et 6)
Un peu plus loin, on découvre des petites montagnes de sel (photos 7 et 8). Notre guide nous explique que le désert est depuis longtemps un centre d'extraction et de traitement du sel par les communautés vivants autour du Salar, notamment autour du village de Colchani, juste à côté de là où nous sommes. La production annuelle est estimée à près de 20 000 tonnes dont 18 000 tonnes destinées à la consommation humaine et le reste au bétail. 50 kg de sel se vendent 12 bolivianos, soit 1,20€.
Les petites montagnes que nous voyons sont plus marrons que blanches. C'est qu'elles sont
malheureusement polluées par le passage des nombreux touristes en jeep comme nous et étant aux abords du Salar, les poussières du désert de sable voisin se mélangent avec le sel. Mais une autre partie du désert est complètement protégée de cette pollution et son exploitation est destinée à l'exportation.
Mais le Salar de Uyuni n'est pas que du sel, il est composé également de lithium (4 litres d'eau pour 0,5g de lithium), de potassium, de sodium et d'iode.
Enfin, nous arrivons à Colchani. Ici, les touristes se pressent pour acheter quelques souvenirs
artisanaux sur les nombreuses étales existantes. Nous faisons un petit tour en attendant que le
déjeuner soit prêt, ce qui ne tarde pas à arriver (11h!!!).
Nous mangeons donc ce dernier repas préparé par notre cuisinière sans grande faim.