Mercredi 18 Septembre
Après une nuit un peu fraîche mais bonne, on va petit déjeuner en compagnie d'une Américaine, d'une Française et d'un Brésilien avec qui on échange nos expériences. Tous les 3 font le voyage dans le sens inverse de nous.
Puis on se prépare pour aller voir le fameux El Fuerte. Nono voulait faire l'aller-retour à pieds mais Alex a gagné et donc on fait l'aller en taxi et on marchera au retour (ça descend!)
(photo 1 : notre taxi : cherchez l'erreur...)
Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998, El Fuerte occupe le sommet d'une colline à 10 km du village. A l'inverse du Machu Picchu, ici, c'est la roche qui a été creusée et taillée directement. Cette dalle de pierre longue de 225 mètres présente diverses sculptures : sièges, tables, amphithéâtre, garde-manger, réservoir, canalisations et niches qui auraient abritées des idoles.
Cet endroit offre une vue saisissante sur la zone accidentée qui marque la transition entre les Andes et les plaines de l'Est. Malheureusement pour nous, le temps ne s'est pas arrangé. Il y a toujours autant de brouillard et on risque de ne pas voir grand chose. Quel dommage !
On entre quand même. Les ruines, elles, devraient être visibles !
Un peu d'histoire : s'il fut occupé par divers groupes ethniques dès 2000 avant J.C, les Incas, ses plus célèbres « propriétaires », n'y arrivèrent qu'en 1470 après J.C. Lorsque les Espagnols vinrent à leur tour et pillèrent le site dans les années 1600, il était déjà déserté. La fonction d'El Fuerte est depuis longtemps au centre de débats et plusieurs théories sont avancées. Les conquistadors, animés d'un esprit combatif et conquérant, pensèrent que le site avait servi de poste défensif et lui donnèrent le nom de « fuerte » (fort en espagnol). En 1832, le naturaliste français Alcide d'Orbigny émit l'hypothèse que les bassins et canaux parallèles creusés dans le roc avaient été utilisés pour le lavage de l'or. En 1936, l'anthropologue allemand Leo Pucher décrivit le site comme un ancien temple dédié au culte du serpent et du jaguar. C'est la théorie la plus reconnue à aujourd'hui. Depuis peu, les lieux attirent les adeptes du New Age et certains y ont même vu un aéroport pour soucoupes volantes.
Les 2 premiers arrêts sont des points du vue. On ne voit absolument rien dans cette purée de pois ! C'est vraiment pas de chance. (photos 2 et 3)
On avance et on arrive à cette fameuse dalle de pierre. Heureusement, on parvient à la voir à peu prés ainsi que les sculptures. (photos 4 et 5)






