Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Potosi 2

Aux premiers abords, ça n'a pas l'air terrible. Et en plus, il fait tout gris !
Mais après avoir déjeuné et trouvé un hôtel, on ressort pour approfondir notre 1ère impression et on est content. Potosí offre aussi son lot de monuments, églises, jolis bâtiments aux façades très travaillées.

Et en plus, le soleil revient !
 

Si les conquistadors n'ont jamais trouvé l'El Dorado, ils se sont emparés de Potosí et de son Cerro Rico (mont riche) rempli d'argent. La ville fut fondée en 1545 dès la découverte du précieux minerai, et bientôt, l'argent extrait finança l'Empire Espagnol. L'histoire de Potosí est entièrement liée à cette ressource. Pendant les années d'opulence, alors que l'argent semblait inépuisable, la cité devint la plus grande et la plus riche des Amériques. Aujourd'hui encore, l'expression « vale un Potosí » (ça vaut un Potosí) s'applique à des transactions très lucratives. Lorsque le filon commença à s'épuiser le déclin et la pauvreté s'abattirent sur la ville. Le minerai avait été extrait dans des conditions abominables et, même aujourd'hui, la visite de la mine en activité horrifie les voyageurs.
Malgré cela, la ville elle-même, avec ses églises somptueuses, son architecture coloniale ouvragée et ses habitants simples et accueillants, est une merveille. On est vraiment frappé par les sculptures finement travaillées sur les façades et les balcons en bois qui surplombent la chaussée.
En 1987, l'UNESCO a inscrit Potosí sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanité en raison de
son passé mouvementé et tragique et de sa somptueuse architecture coloniale.

L'opulence de Potosi à l'époque coloniale mena à la construction de plus de 80 églises !

Au cours de notre balade, on a remarqué plusieurs agences qui proposent des tours dans les mines d'argent. Ce type de tourisme pose actuellement un débat quant aux conditions de travail des mineurs. En effet, la plupart des exploitations appartiennent aujourd'hui à des coopératives de mineurs. Ils travaillent dans des conditions qui n'ont guère changé depuis l'époque coloniale et ont peu de chance de s'améliorer. Les pauvres mineurs extraient à peine assez de minerais pour se nourrir. L'espoir de tomber sur un bon filon (il en reste quelques-uns) les incite à continuer de creuser même si leur nombre diminue régulièrement tous les ans.

En plus de son côté dangereux (chutes de pierres, claustrophobie, asthme, maladie respiratoire causés par l'amiante, la poudre de silice..), une telle visite constitue donc une expérience des plus marquantes, choquante, bouleversante et non exempte de voyeurisme...
Nous concernant, nous avons préféré ne pas participer à un tel tourisme car nous imaginons très
aisément quelles peuvent être les conditions de travail, d'hygiène et de sécurité des mineurs et nous ne sommes pas convaincus qu'une partie du coût du tour leur revienne. Nous nous contenterons de la ville qui a tant à offrir.

DSC09317DSC09322DSC09329DSC09337DSC09338DSC09345DSC09348

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article