Et bien sûr, on s'arrête sur la traditionnelle place centrale, appelée ici Plaza San Martin. Ancienne place d'armes de la ville, c'est ici que se déroulait les corridas et les exécutions. La statue équestre de Don José de San Martin trône zu milieu des quelques arbres centenaires subsistants.
Tout autour, de beaux monuments dont l'église-cathédrale : sa construction commença en 1599 mais ne s'acheva que 2 siècles plus tard, d'où la juxtaposition de plusieurs styles architecturaux. L'intérieur, très chargé dans un style presque rococo, abrite sous le porche les dépouilles du Général José Maria Paz et de Fray Mamerto Esquiu, un prêtre qui milita pour l'adoption de la Constitution en 1853.
Cordoba a une histoire bien chargée ! Située autrefois dans la vice-royauté du Pérou, Cordoba est fondée en 1573 par Jéronimo Luis Cabrera. Le roi d'Espagne distribue alors le terrain aux ordres religieux qui souhaitent s'installer. L'ordre de la Compagnie de Jésus, fondé 33 ans plus tôt par Ignacio de Loyola s'y établit alors et crée une cité au rayonnement considérable. Par la suite, cette « capitale Jésuite » prend une part importante dans la guerre d'indépendance contre les Espagnols.
Grand centre industriel, commercial et touristique mais aussi étudiant (ils sont 50 000 à fréquenter les 7 universités), elle s'impose comme une plaque tournante de l'Argentine, plus naturelle et plus lointaine que sa capitale Buenos Aires. Elle offre un centre-ville à la fois riche en vestiges coloniaux et débordant d'activités, ce qui fait qu'on a parfois l'impression de se balader dans un gigantesque centre commercial en plein air.
L'ensemble de la « Manzana Jesuitica », regroupant collège, université, église et résidence de la Compagnie de Jésus, est classé au Patrimoine de l'Humanité par l'UNESCO. Mais nous irons voir ça demain !